ZEUGMES

30
sept/16
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Il accusa réception du faire-part de décès et le coup.
Il se prit pour un as et d’amitié pour le grand homme.
Il glissa un mot doux dans l’oreille de sa compagne et sur une peau de banane avant d’avoir pu finir sa phrase.
Il mit le feu aux poudres et les bouts.
Le chef d’entreprise, très soupe au lait, engagea un collaborateur, la conversation et le combat.
L’embarcation prit une lame de travers et l’eau.
Le lutteur mordit l’oreille de son adversaire et la poussière.
L’imbécile ! Il a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et la mèche.
Il mange du caviar à chaque repas et toutes ses économies.
L’ogre a aiguisé et son couteau et son appétit.
Le petit a poussé vite et grand-mère dans les orties.

Hapax ? Hapax ?

23
jan/16
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Certains mots sont fort étranges : ils n’ont pas le sens que l’on croit. Prenons le mot « hapax », par exemple… Il semble désigner une plante, un insecte ou une particule nucléaire découverte par la physique moderne. Or c’est un terme linguistique qui désigne une forme –  un mot, une expression –  dont on n’a pu relever qu’un usage unique dans l’histoire de la langue. Un hapax est donc un vocable n’ayant qu’une seule occurrence dans un corpus donné. Etymologiquement, c’est un mot qui vient directement du grec ancien άπαξ λεγόμενον « dit une seule fois » (άπαξ « une seule fois », λεγόμενον « dit » part. prés. passif de λέγειν « dire »).

Pour mieux comprendre cette notion, disons que le mot hapax désigne un néologisme qui ne rencontre aucun succès et n’est utilisé qu’une fois, par celui qui l’a créé, jamais plus ensuite. Ce mot à peine trouvé devient aussitôt en quelque sorte un « mot perdu ». Mais tous les mots perdus ne sont pas des hapax, car un mot peut avoir été utilisé pendant des siècles par des millions de locuteurs avant d’être inusité, de tomber en désuétude et de disparaître du dictionnaire, devenant ainsi un mot perdu.

Le hapax est fragile car quiconque cite un hapax le transforme en mot comme un autre puisqu’il en fait un mot utilisé deux fois. Pour donner un exemple de hapax, on ne peut que citer la page de l’œuvre écrite par l’auteur qui a inventé le mot. « Pouvez-vous me citer un exemple de hapax, mon brave ? – Eh bien, oui… il y en a un à la ligne 25 de la page 52 des éditions Garnier de Pantagruel de Rabelais… – quel est ce mot ? – Je ne peux pas vous le dire, hapax oblige… »

FINALITE

12
jan/16
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Ce site se veut un atelier de travail sur le sens des mots.